L’appel à la co-construction du changement pour lutter contre le changement climatique

Nom de la collectivité ; : Toulouse Métropole

Statut de la collectivité : Communauté urbaine

Thématique : Participer

37 Communes (en 2011)
700 000 habitants
Un Plan Climat Énergie Territorial lancé fin 2011
1 Direction Développement Durable, 5 Bureaux d’Études

Transformé en Communauté Urbaine en 2008, le Grand Toulouse s’est engagé dans l’élaboration d’un ambitieux Plan Climat Énergie Territorial, mutualisé avec la Ville de Toulouse, et appelé à enrichir, au titre de l’énergie et l’environnement, son projet territorial de développement durable.

Mobiliser les leviers du changement
Conscients des enjeux et de la nécessaire mobilisation de l’ensemble des citoyens et acteurs du territoire à la réussite des objectifs de réduction des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES), les élus ont choisi de les solliciter le plus en amont possible pour qu’ils se vivent acteurs et co-constructeurs du changement.

Susciter des propositions à la hauteur des enjeux

Deux processus parallèles
Un volet interne, portant sur le patrimoine et les services de la collectivité. L’ensemble des services a été invité à faire des propositions dans le cadre d’appels à projets. Les communes membres ont également été sollicitées, dans le cadre du Club 21. L’impact potentiel des propositions a été évalué au regard de leurs effets sur le changement climatique (parfois d’ores et déjà mesurables en GES évités) et des 5 finalités du développement durable.
Un volet "territoire" ouvert à toute la société civile.
Un appel à participation a été lancé en réunion publique, relayé par une campagne d’affichage ("Plan Climat : on s’y met tous"), une campagne de presse et des invitations sous forme de mailing. Les dates et thèmes des ateliers ont été communiqués à l’avance (inscription en ligne).
Au moment de l’écriture de cette fiche : 8 Ateliers, réunis 4 fois.

Les thèmes des ateliers ont repris les grands enjeux du Plan Climat, et ont attiré de 16 à 56 participants en moyenne par atelier sur les 4 sessions : Bâtiments (44 participants) ; Mobilités (40) ; Consommation et écologie urbaine (56) ; Industries (23) ; Activités tertiaires (16) ; Cohésion sociale, emploi et solidarités (29) ; Urbanisme, aménagement et biodiversité (51) ; Éducation et Cultures (27).

L’adaptation, la recherche et l’innovation ont été traitées au sein de chaque atelier.

A partir des secteurs locaux les plus émetteurs de GES, les participants ont été invités à travailler au maximum en autonomie, y compris pour la création de sous groupes. L’animation a été confiée à des personnes issues d’organismes extérieurs à la collectivité, et les comptes rendus à un ou plusieurs participants.
Les acteurs économiques majeurs du territoire y étaient représentés. Ils ont également participé à l’élaboration du PCET dans le cadre d’une structure dédiée, le pôle « EcoFI-Climat », appelé à faciliter les actions individuelles et collectives, et la recherche de leurs meilleures conditions techniques et financières de mise en œuvre.

4 conférences débats grand public ont en outre été organisées en soirée dans 3 communes de la métropole et un quartier de Toulouse relevant de la Politique de la ville (Quartier Empalot). Elles ont réuni 200 participants.

La production d’un livre blanc
La collectivité s’est engagée à publier un livre blanc, rendant compte des différentes contributions et apports qualitatifs. 223 propositions sont ainsi présentées, introduites par un rappel des grands enjeux globaux et territoriaux. Publiées sans jugement de valeur ou d’opportunité, les propositions, parfois très ambitieuses, souvent concrètes, visent avec détermination à lutter contre le changement climatique tout en identifiant les besoins d’analyse de leurs impacts sociaux (logement et mobilité notamment) et économiques (ex : transport de marchandises). Des exemples d’expériences réussies (en France, en Europe) sont cités à l’appui des propositions.
Ce livre blanc, téléchargeable depuis le site du Grand Toulouse, est structuré autour de 3 axes :
• L’atténuation de l’impact du territoire sur le climat (que visent 50% des actions)
• L’adaptation du territoire au changement climatique et développement des solidarités (25%)
• La Gouvernance et l’animation du territoire (25% des actions).

L’instruction technique des propositions
En vue de l’élaboration d’un programme d’actions sur les périodes 2012-2014/2015-2020, les propositions font l’objet d’une hiérarchisation, en analysant leur cohérence avec les diagnostics et les orientations de la collectivité, et leur faisabilité juridique, technique, financière et organisationnelle.
D’ores et déjà (2011), un "Plan d’Actions Immédiat" de 30 actions, dont 12 phares, a été adopté, issu des réflexions internes aux collectivités. Y sont rappelées les démarches relevant de la responsabilité de la collectivité déjà engagées et à poursuivre : écoquartiers, contractualisation avec les bailleurs sociaux pour la production de logements durables, développement des transports en commun...

Chiffres clé :
• 8 ateliers (32 réunions), 1120 participants (moyenne : 280 par session), 4500 heures de travail collectif.
• 4 conférences débats (200 participants en moyenne)
• Coût des bureaux d’études,
• Lancement d’une participation citoyenne appelée à faciliter le changement.

Forte implication des partenaires extérieurs et des services techniques
Des acteurs économiques majeurs mobilisés
Une participation des particuliers non négligeable
(17% des participants à la 3e session d’ateliers)
Un Plan d’Actions Immédiat adopté,
un Plan d’action "Administration exemplaire" en cours de finalisation (44 actions), un Plan Climat Énergie Territorial pour début 2012.
Des participants motivés pour poursuivre la mobilisation (projet de comité de suivi et d’évaluation, d’autant que les PCET sont révisables tous les 5 ans)

Une Communauté Urbaine (et compétences associées) récente, encore mal identifiée par l’ensemble de la population d’un territoire très étendu.
Des moyens humains et financiers importants à mobiliser pour une telle échelle.
Des délais serrés.
Mais :
• Un portage politique fort des enjeux
• L’association des acteurs clés
• La recherche de changements économiquement et socialement acceptables
• Recherche (parfois difficile) des impacts des propositions sur les émissions de gaz à effet de serre